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Cabinet de Kinésiologie - Le Sappey en Chartreuse - svimpierre@gmail.com

La magie du cerveau : mémoire et émotions

Vous aviez peut-être deviné, la réponse était :

ça génère une réaction automatique de votre cerveau.

J’ai une question pour vous : Quel est le point commun entre le parfum d’un de vos ex, la vue d’une tartiflette qui sort du four et le son des ongles qui griffent un tableau en ardoise ?

Le parfum d’un de vos ex vous fera peut-être une boule au ventre ou vous rappellera de mauvais souvenirs, la vue d’une tartiflette qui sort du four pourra vous faire salivé (ou carrément baver si vous aimez beaucoup le fromage) et enfin, les ongles qui griffent le tableau noir pourront générer une sensation désagréable, presque comme si vous entendiez réellement le son.

Une énigme pour commencer !

Comment ça, "une réaction automatique" ?

Pour être plus précis, c’est une réaction subconsciente. En effet, parler, marcher, conduire un véhicule, digérer un repas, vous endormir, réagir aux insultes ; tout cela est géré en grande partie par votre subconscient.

Eh oui ! Même réagir aux insultes est conditionné par votre subconscient.

Vous pourrez alors me dire « mais du coup je ne contrôle pas consciemment ma vie ? ».

Oui, c’est presque ça. Imaginez que vous aillez à penser à contracter et à détendre les bons muscles au bon moment pendant que vous marchez. La charge mentale de cette activité sera tellement énorme qu’il nous faudrait une quantité d’énergie gigantesque pour nous déplacer quotidiennement.

De même, lorsqu’on vous insulte, votre cerveau ne va pas prendre le temps d’analyser la phrase, si cela correspond vraiment à qui vous êtes ou non, etc. Votre cerveau va réagir automatiquement et vous faire dire une insulte en réponse ou bien vous ignorerez cette personne.

Lorsqu’elles génèrent des réactions émotionnelles (colère, peur, jalousie, humiliation…), ces programmes cérébraux peuvent être contrôlés et limités. En travaillant sur soi et sur ses croyances par exemple.

Nous allons maintenant regarder comment marchent ces mécanismes.

Un système bien huilé !

Il faut imaginer le cerveau comme un ordinateur très puissant, avec une très très grande mémoire. A chaque instant, il récupère des tonnes d’informations venant des 5 sens et des « capteurs internes » (température corporelle, rythme cardiaque, taux d’hormones, etc.). Il analyse ensuite ces données et cherche dans sa mémoire les situations similaires. Un « programme » parmi 3 grandes catégories est alors choisi.

1- Neutre. Rien ne se passe, vous avez cliqué dans le vide. Ce sont les situations de tous les jours

2- C'est super ! Vous venez d'installer le programme "Coin à myrtilles ici". Votre cerveau va ordonner la libération d'hormones de détente et va activer le système nerveux parasympathique. Vous êtes bien content d'avoir trouvé ce coin !

3- Alerte ! Un virus est en train d'attaquer la machine, il faut réagir, et vite ! Là, le cerveau libère des hormones pour augmenter la pression artérielle et génère des sensations désagréables (la fameuse boule au ventre). C’est un programme de réaction au stress. Pour ce cas-ci, il y aura 3 types de réactions : la lutte, la fuite ou l’inhibition.

Pour le cas 3, c'est lorsqu'on a déjà vécu des évènements stressant. Mais que se passe-t-il lorsque c'est la première fois ?

Le premier stress !

On se passerait bien de cette première fois-là. Mais elle est formatrice !

A ce moment-là le cerveau va enregistrer les paramètres de l’évènement (luminosité, couleurs, position corporelle, ton de la voix, mots employés…) et stocker ça dans la base de données sous l’étiquette « évènements stressants ». La réaction de lutte, de fuite ou d’inhibition sera choisie par le cerveau en fonction de l’évènement en question, des expériences précédentes et du « câblage » par défaut du cerveau. Le câblage par défaut désignant les programmes innés que l’évolution a permis de sélectionner (la peur qui nous gagne en forêt la nuit par exemple).

Mais tout ça c'est abstrait ! Prenons un exemple :

Un enfant assiste à la dispute de ses parents. Pendant ce temps, il mange son plat de brocolis. Le ton monte, la lumière est intense, il y a l’odeur et le goût des brocolis qui arrivent au cerveau de l’enfant. Il peut y avoir une sensation de peur.

Tout ça est stocké dans la mémoire à court terme puis sauvegardé dans la mémoire inconsciente.

Cet évènement de la vie quotidienne pourra avoir plusieurs conséquences. La peur des disputes futures, une allergie ou un dégout des brocolis ou encore la tendance à se soumettre lors d’une dispute, pour la faire cesser. Bien sûr tout ça ne se produira pas forcément mais ça peut être des conséquences de cette dispute.

Résumons :

  • Notre cerveau analyse et stocke tous les évènements que nous vivons grâce à des capteurs qui lui envoies des informations.

  • Le cerveau analyse ces informations très rapidement pour vérifier si elles sont ok ou pas ok en termes de survie.

  • Il enclenche ensuite un programme de détente ou de réponse au stress.

Qu'est-ce qu'un stress au fait ?

C’est une réaction négative du corps ou de l’esprit. Ça va d’un accident de voiture, à l’ingestion d’un aliment avarié en passant par le fait de se faire disputer par ses parents.

Et qu'est-ce que la Kinésiologie a à voir avec tout ça ?

C'est simple ! C’est tout ça que le Kinésiologue va exploiter. Comme je l’explique sur la page « description », le Dr. Goodheart a trouvé un lien entre la tonicité musculaire et le stress. C’est la base du test musculaire, mon outil principal lors des séances de Kinésiologie.

Comment ça marche ? Admettons que le cerveau envoie un ordre de contraction au biceps. Sans stress, le biceps va répondre correctement à l’ordre et se contracter. Avec stress ça sera différent. GOODHEART s’est rendu compte que le message de contraction était en quelque sorte brouillé par le stress. Ce qui entraine une perte de tonicité musculaire.

J’utilise ce test en séance pour déterminer quels sont les facteurs de stress (émotions, zone du corps, période de vie, etc.). Je l’utilise aussi pour déterminer le meilleur protocole pour la personne par rapport à sa problématique.

De l'utilité du subconscient

Le subconscient est magique! Il nous permet de parler et de marcher en même temps, ou de conduire sans devoir être attentif à 100%. Mais il nous embête aussi car il réagit aux événements de notre vie, avec des effets parfois négatifs.

 

C’est handicapant car on ne sait pas comment faire pour réagir autrement. Nous continuons de nous énerver pour des choses qui n’en valent pas la peine, d’être triste de ne pas avoir eu une meilleure note.

 

Comprenez bien une chose, votre subconscient est là pour des raisons de survie !

Imaginez, vous êtes chasseur-cueilleur dans la forêt et vous entendez des bruissements à travers les branchages. Vos sens sont aux aguets et vous êtes prêt à réagir. Surgit alors un animal puissant qui, s’il en a l’occasion, vous mangera au dîner. Eh bien votre cerveau ne va pas faire dans le détail. Il enclenche directement le programme de survie : fuite. Car c’est la survie qui est importante ici, pas de voir si l’animal est plutôt rayé ou de teinte unie.

C’est l’évolution qui a façonné notre cerveau ainsi. Pour nous protéger. C’est donc un allié puissant. Vous pourrez me dire que « nous ne vivons plus dans la forêt, plus besoin de ces trucs-là ». Vous auriez tort, car aujourd’hui la survie est dans la jungle de nos sociétés.

"Ecoute ton cerveau, il est plus intelligent que toi"

Philippe Michel

J’espère que vous en savez maintenant plus sur votre cerveau et comment il fonctionne. J'ai souligné l'importance du subconscient parce qu'il est beaucoup utilisé par des thérapeutes. Que ce soit en Hypnose, en psychothérapie ou en Kinésiologie, la porte du subconscient est souvent ouverte pour mettre en lumière nos schémas et croyances nocives.

Merci de m’avoir lu ! A bientôt !

Stéphane Vimpierre

Ces mécanismes subconscients sont donc un rempart nécessaire pour maintenir notre intégrité physique et psychique. Un rempart qui parfois nous enferme dans des schémas nocifs « pour notre bien », mais suffisamment utile pour que nous l’ayons conservé durant les milliers d’années d’évolutions de notre espèce.

Voici quelques exemples qui pourront vous éclairer :

  • On se moque de vous lorsque vous prenez la parole ? Le mécanisme de survie pourra être la timidité et une faible confiance en soi (pas de prise de parole, pas de moqueries).

  • On vous reproche d'être "mou du g'noux" ? Votre subconscient va programmer "être inactif c'est mal". Et vous serez plus susceptible de faire un burn-out.

  • Un parent gronde son enfant car il a eu une mauvaise note ? Le cerveau va intégrer "je suis nul en ...", il sera alors complexe de déprogrammer ça. D'où le nombre important de personnes qui disent "j'ai toujours été nul en math".